Les rues que je traverse sont relativement calmes. Quelques noctambules marchent en groupe, une voiture passe de temps en temps. Rien ne semble indiquer que je suis suivi.
L’immeuble de Vincent finit par apparaître devant moi. C’est un bâtiment ancien, un peu décrépi, de quatre étages, avec une porte d’entrée en bois sombre et un interphone jauni par le temps. Il y a peu de lumière aux fenêtres, la plupart des habitants doivent être couchés.
Depuis la rue, je lève les yeux vers l’appartement de Vincent. Aucune lumière ne filtre derrière les rideaux tirés. L’endroit semble inoccupé.
Je me dirige vers l’entrée de l’immeuble et utilise la clé pour rentrer de manière totalement naturelle, comme si j’habitais là.
Le loquet tourne avec un léger clic, et j’entre calmement, refermant derrière moi sans précipitation.
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